Jouer à la maison sans danger

Gardez toujours un œil sur vos enfants lorsqu’ils jouent à la maison

 

Les moments de jeu, que ce soit seul ou à plusieurs, sont importants pour favoriser le développement de l’enfant et son bien-être. Lorsque la météo est maussade et que les enfants jouent à la maison, la supervision d’un adulte est nécessaire et quelques aménagements intérieurs sont utiles:

Pour les enfants de moins de 3 ans:

  • Protégez les escaliers avec des barrières de sécurité pour éviter les chutes
  • Faites un tour dans les pièces où vont jouer les enfants pour enlever les objets de petite taille qui pourraient être avalés: au sol, sous les meubles ou à portée de main (jouets des aînés contenant des petites pièces, boutons, pièce de monnaie…)

Pour tous:

  • Vérifiez que les fenêtres ne sont pas accessibles aux enfants ou qu’elles sont équipées de fermetures de sécurité
  • Protégez les prises électriques avec des cache-prises
  • Mettez hors de portée des enfants les produits toxiques (médicaments, produits de ménage, plantes toxiques…) et les objets dangereux (ciseaux, couteaux, fer à repasser, liquides chauds, sacs en plastique…)
  • Vérifiez que les jouets mis à disposition sont en bon état (pas de parties cassés pouvant blesser, pas d’accès aux piles possible…)

 

 

Pour en savoir plus:

 

 

Attention aux courges amères

Avant de consommer une courge, goûtez-en un morceau cru. Son goût ne doit pas être amer.

 

L’automne est la grande saison des courges. Elles viennent orner les jardins et les rayons des magasins avec leurs belles couleurs et leurs formes variées. Elles ne sont cependant pas toutes comestibles.

Certaines variétés de courge contiennent de la cucurbitacine, une substance amère et toxique, ce qui les rend impropre à la consommation. C’est en particulier le cas des courges ornementales telles que les coloquintes, mais cela peut aussi concerner des courges qui semblent destinées à l’alimentation humaine*.

Comment s’assurer qu’une courge est comestible ? Il suffit d’en goûter un petit morceau cru avant de la cuisiner. Le goût doit en être neutre et agréable. S’il est amer, recracher le morceau et ne consommez pas cette courge.

En cas d’ingestion de courge amère, les symptômes suivants peuvent apparaître: salivation abondante, vertiges, crampes d’estomac, nausées, vomissements, diarrhées… Si votre enfant présente de tels symptômes, il est impératif de contacter son médecin traitant ou le centre Tox Info Suisse au 145.

 

* Les abeilles peuvent être à l’origine d’une pollinisation croisée: si une abeille a butiné une fleur de courge amère, elle peut en transporter le pollen dans une fleur de courge comestible, ce qui aura pour résultat potentiel de produire une courge à l’aspect comestible, mais au goût amer dû à la cucurbitacine

 

Pour en savoir plus:

 

Intoxications aux produits ménagers et Covid-19, ça fait tache…

Les agences de santé des pays touchés par le Covid-19 recommandent un effort de nettoyage dans les foyers (où des familles entières sont confinées), et aussi la désinfection des surfaces fréquemment touchées avec les mains. Une publication provenant de l’American Association of Poison Control Centers (réunion des centres antipoison des USA) fait état d’une augmentation importante du nombre d’expositions toxiques à des produits ménagers ou désinfectants déclarées depuis janvier 2020, et surtout depuis le début du mois de mars.

Peut-être cette triste augmentation n’est-elle pas étrangère à des déclarations intempestives qui envisageaient “d’injecter un désinfectant pour nettoyer les poumons” ?

20 % d’expositions toxiques en plus par rapport à l’année dernière

Comparées aux données des années précédentes, pour les trois premiers mois de 2020, le nombre d’expositions toxiques à un produit ménager ou désinfectant a augmenté de 20,4 % par rapport à ce qu’il était à la même période en 2019. Ces expositions toxiques concernent toutes les tranches d’âge, mais plus particulièrement celle des enfants de moins de 5 ans qui représentent 35,7 % des cas d’exposition toxique à un produit ménager, et 46,9 % des cas d’exposition toxique à un produit désinfectant. L’analyse de ces données montre que les produits mis en cause qui ont connu les plus fortes augmentations sont l’eau de Javel (hypochlorite de sodium), et les désinfectants pour les mains (avec ou sans alcool). Le mode de contamination qui a le plus augmenté est l’inhalation, bien que l’ingestion reste le plus fréquent.

Une ivresse de gel hydroalcoolique

Deux cas sont rapportés pour illustrer ces données. Le premier concerne une femme qui, ayant appris par les médias qu’il fallait nettoyer tous les produits récemment achetés à l’épicerie, les a plongés dans un mélange d’eau chaude, d’eau de Javel et de vinaigre. Une forte odeur de chlore s’est répandue dans sa cuisine et elle a commencé à suffoquer avant de se résoudre à appeler les urgences. Ses symptômes ont rapidement disparu avec un peu d’oxygène et des bronchodilatateurs.
Le second cas est celui d’une petite fille qui a été retrouvée inconsciente chez elle, et qui a été transportée aux urgences. Selon sa famille, la fillette avait été prise de vertiges et était tombée après l’ingestion d’une quantité indéterminée d’un désinfectant hydroalcoolique. Elle avait 2,7 g/l d’alcool dans le sang, (bien plus que les 0,8 g/l tolérés pour la conduite d’un véhicule). Elle a dû être hospitalisée en soins intensifs pédiatriques pendant 48 h.

Ce rapport des centres antipoison américains, bien que déjà alarmant, sous-estime certainement la fréquence et la gravité des intoxications liées à de mauvaises applications des mesures d’hygiène et de désinfection recommandées depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Il est rappelé les conseils d’usage concernant les produits ménagers et désinfectants :

  • garder les produits ménagers ou désinfectants hors de portée des enfants.
  • suivre le mode d’emploi inscrit sur l’emballage.
  • ne jamais mélanger les produits entre eux.
  • utiliser les protections conseillées pour les manipuler (gants, lunettes …).
  • manipuler ces produits dans un endroit bien aéré.

Dr Catherine Vicariot

 

RÉFÉRENCE

Copyright © http://www.jim.fr

Source: Journal international de médecine www.jim.fr, article publié le 8 mai 2020

Décorer les œufs de Pâques

Utilisez des colorants alimentaires ou des plantes non toxiques pour teindre et décorer les œufs de Pâques

 

Pâques approche. Dans de nombreuses familles, c’est l’occasion de jolis moments de bricolage avec les enfants en préparant les œufs. L’utilisation de colorants alimentaires synthétiques ou naturels, de plantes non toxiques ne demande pas de précaution particulière et ne présente pas de risques.

Tout au plus, une coloration des selles ou des urines peut apparaître en cas de consommation d’une grande quantité de colorants d’origine naturelle. Cette coloration est sans conséquence pour la santé et disparaîtra d’elle-même sans traitement particulier.

 

Pour en savoir plus:

 

 

 

Attention à certaines plantes d’hiver

Mettez les plantes hors de portée des enfants

 

Durant l’hiver, il est fréquent de trouver dans les maisons des étoiles de Noël ou Poinsettia.flower-1829706_960_720

Cette jolie plante aux feuilles colorées est attirante pour les enfants mais pas sans dangers.

La sève de cette plante est très irritante :

  • Par contact avec la peau ou les yeux, elle peut donner des réactions locales de type irritations ou allergies qui se traduisent par des rougeurs, des éruptions ou des conjonctivites.
    En cas de contact, rincez abondamment à l’eau. Si l’irritation persiste, consultez votre médecin
  • Par ingestion des feuilles, elle peut provoquer des irritations de la bouche, des nausées, des vomissements ou des diarrhées.
    En cas d’ingestion, retirez les restes de plante de la bouche de l’enfant avec un gant de toilette humide puis faites-lui faire un rinçage de bouche avec de l’eau. S’il vous semble que la quantité ingérée est importante ou que vous êtes inquiets, n’hésitez pas à contacter le centre antipoison Tox Info Suisse au 145.

 

Parmi les autres plantes très présentes durant la période de fin d’année pouvant présenter des risques de toxicité, il faut penser également au houx, au gui, au cactus de Noël et à l’if.

Pour en savoir plus:

 

Références:

 

Article du 12 décembre 2016, mis à jour le 9 décembre 2019

La cueillette des champignons

Surveillez votre enfant lorsqu’il vous accompagne pour la cueillette des champignons

 

La fin de l’été nous apporte son lot de champignons en forêt, certains sont un régal dans l’assiette, d’autres sont irrésistiblement attirants pour l’œil mais non comestibles.

 

Voici quelques informations pour garantir le plaisir d’une cueillette en toute sécurité:

  • Expliquez à votre enfant qu’il doit impérativement vous demander votre accord s’il veut goûter un champignon cru car certains champignons sont toxiques dans tous leurs états; et d’autres qui sont comestibles cuits ne le sont pas lorsqu’ils sont crus. Dans tous les cas, ayez un œil attentif sur votre enfant pour éviter une intoxication.
  • Ramassez seulement les champignons que vous êtes absolument sûr de reconnaître comme étant comestibles. Au moindre doute sur un champignon, gardez-le à part du reste de votre cueillette et consultez la personne affiliée pour contrôler les champignons dans votre région (Liste sur le site Vapko, association suisse des organes officiels de contrôle des champignons en cliquant ici)
  • Choisissez les champignons en bon état et cueillez-les dans leur totalité (pied et chapeau) afin de faciliter leur identification.
  • Privilégiez l’utilisation d’un panier ou d’un sac en papier pour votre récolte plutôt que le plastique qui fait se dégrader rapidement les champignons
  • Lavez-vous les mains et celles de votre enfant dès votre retour à la maison
  • Si des symptômes tels que vertiges, nausées, vomissements ou autres troubles gastro-intestinaux apparaissent après la cueillette ou la consommation des champignons, contactez rapidement le centre antipoison Tox Info Suisse au 145 ou la centrale d’urgences au 144.

 

 

Pour en savoir plus: