Casque de vélo

Montrez l’exemple et encouragez votre enfant à porter un casque lorsqu’il fait du vélo

 

Selon le dernier relevé du Bureau de Prévention des Accidents (BPA), un enfant sur quatre ne porte pas de casque lorsqu’il fait du vélo.

Le casque restant le moyen le plus simple et le plus efficace pour diminuer le risque de blessure à la tête en cas d’accident, le BPA se positionne et demande que le port du casque soit rendu obligatoire jusqu’à l’âge de 14 ans.

Pour en savoir plus:

 

C’est bientôt la rentrée

Apprenez les bons comportements à votre enfant pour éviter les dangers de la rue

 

La rentrée scolaire approche. Lors du trajet pour aller à l’école, que ce soit une première fois pour votre enfant, ou lorsque vous l’accompagnez avec les cadets, il n’est jamais trop tôt pour leur apprendre les bons comportements dans la rue.

En montrant vous-même le bon exemple ou en expliquant à votre enfant dès que possible les règles de prudence dans la rue, l’apprentissage passe par différentes étapes que vous devrez exercer avec lui et répéter sur une longue période pour l’amener progressivement vers l’autonomie:

  • Apprendre à marcher sur le trottoir: toujours du côté des maisons, sans courir
  • Apprendre à traverser: si possible sur un passage piéton ou à un feu de circulation, jamais entre 2 voitures. Toujours s’arrêter, regarder, écouter
  • Apprendre à identifier les dangers potentiels: zones de travaux, sorties de propriétés ou de garage, obscurité …
  • Vérifier sa maîtrise de l’environnent en le laissant vous guider, ce qui vous permettra de détecter les éléments qui doivent encore être travaillés avec lui.

Et enfin, rappelez-vous que vous êtes un modèle pour votre enfant, pensez à laisser votre smartphone et vos écouteurs de côté quand vous vous déplacez dans la rue.

 

Pour en savoir plus:

En hiver, il fait vite nuit ! Rendez vos enfants visibles dans la rue.

Équipez votre enfant d’éléments réfléchissants

De par leur petite taille, les enfants sont déjà peu visibles dans la rue pour les automobilistes.

Avec le passage à l’heure d’hiver et les journées qui raccourcissent, la pénombre s’installe rapidement. La visibilité est réduite pour les conducteurs, les risques d’accidents sont plus élevés pour les piétons.

Il est donc essentiel de rendre les enfants bien visibles lors de vos déplacements dans la rue.

Voici quelques précautions à prendre:

  • Privilégiez des habits clairs pour votre enfant
  • Équipez les vêtements de votre enfant de bandes ou de stickers réfléchissants, en particulier sur les bras, les poignets ou les chevilles

 

Source:

 

Article du 6 décembre 2017, mis à jour le 4 décembre 2018

À bicyclette

Quelque soit le système de transport choisi, mettez un casque à votre enfant

 

Se promener en vélo avec son enfant est une activité agréable qui permet de combiner un peu d’exercice physique pour l’adulte avec la découverte de nouvelles sensations pour l’enfant.

 

Les différents systèmes de transport:

  • La remorque pour vélo: c’est la solution la plus sure. Elle peut être utilisée dès l’âge de 1 an jusqu’aux 7 ans de l’enfant. Elle permet de transporter au maximum 2 enfants pour un poids total de 80 kg, remorque comprise. L’enfant doit pouvoir être attaché individuellement avec un harnais.
  • Le siège pour vélo: il en existe deux variantes. Le plus répandu est celui qui se fixe à l’arrière du vélo: il permet de transporter un enfant de 1 an à 7 ans, doit être équipé d’un système de sangles permettant d’attacher l’enfant et porter la norme EN 14344. Le siège qui se fixe à l’avant du vélo est moins sécuritaire, il permet de transporter un enfant de 1 à 3 ans ne pesant pas plus de 15 kg.

Il est possible d’utiliser ces systèmes de transport pour des trajets courts dès que l’enfant se tient bien assis seul (entre 7 et 9 mois). Il est préférable d’attendre que l’enfant ait 1 an pour des promenades plus longues.

  • Les systèmes de traction articulés se fixant au vélo: il peut s’agir d’un vélo additionnel (demi-vélo d’enfant) qui s’attache à l’arrière du vélo adulte ou d’une barre de traction qui permet de fixer un vélo d’enfant complet au vélo de l’adulte. Ils peuvent s’utiliser dès les 4 ans de l’enfant jusqu’à 9 ans pour le premier et 7 ans pour le second.

 

Quelques consignes de sécurité:

  • Quelque soit le système, mettez un casque à votre enfant et portez-en un pour montrer l’exemple
  • Ne laissez jamais l’enfant seul
  • Lors des chaudes journées estivales, pensez à hydrater votre enfant fréquemment.
  • Vérifiez régulièrement le matériel et le système de fixation

 

Pour en savoir plus

L’enfant piéton

Ne laissez pas votre enfant seul dans la rue tant qu’il ne sait pas évaluer les dangers de la rue et y réagir correctement

Un jeune enfant est particulièrement vulnérable dans la rue du fait de sa petite taille qui le rend peu visible, et de ses capacités cognitives qui ne lui permettent pas encore d’apprécier correctement les dangers potentiels auxquels il est exposé:

  • Jusqu’à 5 – 6 ans, un enfant ne perçoit le danger qu’au dernier moment
  • Avant l’âge de 6 – 7 ans, il ne sait pas évaluer les vitesses et les distances
  • Jusqu’à 8 ans, il ne sait pas identifier d’où vient un bruit et ne comprend pas qu’un véhicule ne peut pas s’arrêter d’un coup
  • Son champ visuel est inférieur de 35% à celui d’un adulte, il ne voit bien que ce qui se trouve en face de lui
  • Ses capacités à gérer correctement la circulation routière seront acquises vers l’âge de 10 – 11 ans

 

Il est donc primordial d’apprendre le plus tôt possible à l’enfant à bien se comporter dans la rue:

  • En tout premier lieu, montrez-lui le bon exemple
  • Apprenez à l’enfant à marcher sur le côté intérieur du trottoir
  • Expliquez-lui qu’il faut toujours s’arrêter au bord du trottoir avant de traverser
  • Montrez-lui que l’on traverse sur un passage piéton. Lorsqu’il y a un feu, on attend qu’il soit vert
  • Apprenez-lui que la rue n’est pas un terrain de jeu: on ne court pas, on ne joue pas au ballon sur la chaussée ou à proximité.
  • Faites-le s’exercer aux bons comportements en votre compagnie, félicitez-le quand il a les bonnes réactions et expliquez-lui les risques s’il se montre imprudent

 

Pour en savoir plus:

Article du 25 octobre 2017, mis à jour le 13 août 2019

Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus de l’efficacité du casque à vélo pour les enfants.

Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus de l’efficacité du casque à vélo pour les enfants.
Deux études simultanées.
La première vient de Virginie, USA. Elle compare les lésions d’enfants de moins de  14 ans, accidentés à vélo, selon qu’ils portaient ou non un casque.
Le groupe « casqué » avait un taux de commotion cérébrale de 19% contre 37% pour le groupe sans casque. En outre il y avait une différence significative dans la fréquence des fractures du crâne (respectivement 3.2 contre 17.4%) et des hémorragies intracrâniennes (respectivement 0 contre 17.4%). Enfin bien que non statistiquement non significatif, les 2 décès (100%) sont survenus dans le groupe sans casque.

La seconde fait le bilan de 25 ans de promotion du port du casque à vélo en Suède. Il en résulte que le nombre de traumatismes crâniens liés aux accidents de vélo en dessous de 15 ans, a diminué de 94% durant la période de surveillance.

Bien entendu ces deux études concluent que le port du casque à vélo est une nécessité.

Note O. Reinberg :
Ces deux articles complètent une longue liste de publications sur ce sujet, dont les conclusions vont toutes dans le même sens. Dès lors on a de la peine à comprendre les arguments du TCS et de Pro Vélo qui se sont opposés au projet du conseil fédéral visant à rendre obligatoire le port du casque cycliste et ont préféré miser sur la responsabilité individuelle des cyclistes, arguant entre autre que l’obligation de porter un casque risquerait d’induire un recul de l’utilisation du vélo. Au moins en ce qui concerne les enfants, il est regrettable que les Chambres fédérales aient rejeté l’introduction d’une telle mesure en 2012. D’autant que tout récemment (août 2013) la compagnie d’assurance Allianz publiait une régression du port du casque à vélo chez les enfants de moins de 14 ans. Leur proportion a baissé de 68% à 63% depuis 2012.

Dans leur demande au gouvernement de la province du Québec de rendre le port du casque obligatoire pour les moins de 18 ans, les pédiatres et chirurgiens pédiatres de l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal avancent les mêmes arguments (réduction de 85% le risque de traumatisme crânien et cérébral grave) et réfutent les arguments de la diminution de l’usage du vélo liée à l’obligation de porter un casque : « Il existe une crainte de la part de certains organismes ou personnes qui font la promotion du cyclisme, à l’effet qu’une loi obligeant le port du casque diminuerait l’utilisation du vélo. Or, les données les plus à jour ne soutiennent aucunement cette crainte. Ainsi, en Alberta et à l’Île-du-Prince-Édouard, il a été démontré que l’utilisation du vélo chez les jeunes n’a pas diminué après l’implantation d’une loi obligeant le port du casque. ».

Références complètes:
1. Pediatric bicycle injury prevention and the effect of helmet use: the West Virginia experience
Bergenstal J, Davis SM, Sikora R, Paulson D, Whiteman C. W. V. Med. J. 2012; 108(3): 78-81.
W V Med J. 2012 May-Jun;108(3):78-81
Affiliation  West Virginia University, Department of Emergency Medicine, USA.
2. Twenty-five years of bicycle helmet promotion for children in Skaraborg District, Sweden
Ekman DS, Ekman R. Int. J. Inj. Control Safe. Promot. 2012; ePub(ePub): ePub.
Int J Inj Contr Saf Promot. 2012;19(3):213-7.
Affiliation : Department of Nursing, Health and Culture, University West, Trollhättan, Sweden.