Les chenilles processionnaires

Évitez de laisser les enfants jouer sur le sol aux pieds des pins et des chênes au printemps

Dès la fin de l’hiver, les chenilles processionnaires sortent d’hibernation.

Il en existe principalement deux espèces auxquelles il faut faire attention:

  • Les chenilles processionnaires du pin: elles quittent le nid qu’elles ont tissé aux extrémités des branches pour rejoindre le sol où elles se déplacent à la queue leu leu pour s’enfouir sous terre jusqu’à leur métamorphose en papillon en juin.
  • Les chenilles processionnaires du chêne: elles font leur nid contre le tronc de l’arbre où elles restent jusqu’à leur métamorphose en papillons en été.

L’une comme l’autre ont la même particularité, elles sont couvertes de longs poils hérissés urticants qui peuvent provoquer des irritations, des démangeaisons, voire des réactions allergiques importantes en cas de contact.Ces poils se dispersent dans l’environnement (par exemple, au sol sous les nids), ils peuvent y rester plusieurs mois tout en étant encore allergènes.

Voici quelques précautions à prendre :

  • Ne touchez pas les chenilles ni les nids
  • Restez loin des endroits où des nids ont été vus
  • Évitez de laisser les enfants jouer sur le sol aux pieds des pins et des chênes au printemps
  • Rincez à l’eau tout objet ou habit qui a été en contact avec des poils de chenilles processionnaires

 

Que faire en cas de contact?

  • En cas de contact avec la peau, lavez  abondamment la zone touchée à l’eau et évitez de gratter. Consultez un médecin si ces mesures ne suffisent pas pour soulager l’enfant
  • En cas de contact avec les yeux ou la bouche, rincez abondamment à l’eau et consultez immédiatement un médecin
  • En cas de difficultés respiratoires, consultez immédiatement un médecin

 

Références:

  • Site officiel du canton de Vaud, département de l’environnement
  • Service du médecin cantonal de la Direction générale de la santé, république et canton de Genève

La neige est là, c’est le moment d’en profiter et d’aller jouer dehors !

Habillez chaudement votre enfant et gardez-le sous surveillance quand il joue dans la neige

En hiver, la neige offre l’occasion de vivre des moments inoubliables que ce soit en faisant des bonhommes de neige, de la luge, des igloos ou toute autre activité à l’extérieur.
Voici quelques recommandations pour vivre ces moments de plaisir en toute sécurité:

  • Habillez chaudement votre enfant: moufles, bonnet, cache-cou, bottes imperméables bien chaudes. Évitez les combinaisons intégrales si votre enfant vient tout juste d’acquérir la propreté
  • Si votre enfant est trop petit pour bouger de lui-même ( dans la poussette ou tiré sur une luge), couvrez-le davantage
  • Évitez les vêtements avec des cordons et les écharpes flottantes qui pourraient s’accrocher et provoquer un accident par strangulation
  • Les jours de grand froid, sortez plutôt l’après-midi
  • Choisissez des endroits éloignés de la route pour jouer
  • Mettez un casque à votre enfant pour faire de la luge
  • Si vous optez pour une partie de boules de neige, choisissez des cibles telles que des arbres ou des poteaux; pas des personnes ou des véhicules.
  • Soyez attentif à ce que votre enfant ne mette pas à la bouche des objets métalliques qui pourraient se coller sur la langue s’ils sont gelés

 

Références:

 

La voiture en été: danger !

Ne laissez jamais un enfant sans surveillance dans un véhicule, même à l’ombre,  même pour un court moment.

 

Laisser un enfant seul dans une voiture en période de chaleur peut rapidement avoir des conséquences dramatiques, comme nous le rappelle régulièrement l’actualité.

Avec seulement 25° à l’extérieur, la température à l’intérieur d’une voiture parquée à l’ombre monte à 43° en 30 minutes. La montée de la température sera d’autant plus rapide et importante si la température extérieure est plus haute ou si le véhicule est exposé au soleil.

Dans ces conditions, un jeune enfant risque de présenter très rapidement des signes de déshydratation voire d’insolation pouvant le conduire au coma, et dans les cas extrêmes, à la mort.

Les premiers symptômes qui doivent vous alerter sont une rougeur et une chaleur de la peau, de la fièvre, des maux de tête, des signes de somnolence. Dans ce cas, donnez à boire à l’enfant et rafraîchissez-le à l’aide d’un linge humide puis consultez un médecin.

Voici quelques conseils pour bien vivre l’été en voiture:

  • Ne laissez jamais un enfant seul dans une voiture
  • Évitez si possible les trajets entre 10h et 16h
  • Mettez des pare-soleils sur les vitres arrière
  • Faites attention aux parties métalliques des ceintures de sécurité qui peuvent vite devenir brûlantes
  • Donnez régulièrement à boire à l’enfant lors de longs trajets, même s’il dort
  • Lorsque vous faites des arrêts, sortez l’enfant de la voiture et placez un pare-soleil sur le pare-brise pour garder un peu de fraîcheur à l’intérieur du véhicule

 

Références:

  • Canicule protégeons les enfants. 2017 flyer du site du Canton de Vaud www.vd.ch avec conseils en cas de grandes chaleurs
  • Dangers d’un habitacle surchauffé. 2015 Touring Club Suisse www.tcs.ch
  • Prévenir l’insolation des enfants en voiture. 2015  Secunews.be , site belge de news à propos de sécurité, prévention, police, circulation

 

Les dangers de l’hiver

Protégez les foyers ouverts et tenez les enfants à l’écart des sources de brûlures (boissons chaudes, bougies…)

 

Durant l’hiver, nous avons besoin de chaleur.

Les radiateurs travaillent à fond, les cheminées ronronnent, les bouillottes réchauffent nos lits et les bouilloires sont sollicitées pour préparer de bonnes boissons chaudes . C’est aussi la période où les bougies décorent les tables et les sapins… autant de sources de brûlures pour les enfants. Leur peau est particulièrement sensible et le contact avec un liquide ou une surface à 50° suffit pour provoquer des blessures.

 

Pour en savoir plus:

Prévention des accidents de ski et de snowboard

La Société Canadienne de Pédiatrie (SCP) et celle de Chirurgie Pédiatrique (CAPS) ont créé un groupe de travail très actif (Comité de la prévention des blessures) qui édite des recommandations en français et en anglais que nous avons déjà rapportées ici (Le transport des nourrissons et des petits enfants dans les véhicules automobiles. Paediatrica 2010 21(1)). Cette fois ils éditent un document très complet sur la prévention des accidents de ski et de snowboard qui a également été approuvé par l’American Academy of Pediatrics (AAP).
Parmi les messages importants, retenons que de nouvelles données probantes attestent des bienfaits du port du casque en ski et en snowboard (planche à neige) et réfutent les hypothèses selon lesquelles le port du casque accroîtrait le risque de blessures au cou. Des données probantes appuient également le port de protège-poignets en snowboard et les gants ou moufles devraient en être équipés. Ces mesures de prévention efficaces sont peu mises en pratique.
La Société canadienne de pédiatrie recommande que les médecins s’impliquent pour faire mettre ces mesures en pratique par les familles. Il est également fait mention de la prévention du risque élevé de graves blessures liées à la consommation d’alcool ou de drogue sur les pentes.
Aux autorités politiques, ils recommandent de rendre le port du casque obligatoire à tout âge. Quand aux stations, elles devraient aider à faire appliquer le port du casque obligatoire et le rendre aisément accessible à ceux qui n’en auraient pas.

Le document peut être téléchargé sur www.cps.ca/fr/documents/position/ski-planche-a-neige-blessures (en français) ou www.cps.ca/documents/position/skiing-snowboarding-injury (en anglais

Référence complète :
Skiing and Snowboarding Injury Prevention
Warda LJ, Yanchar NL, Canadian Paediatric Society, Injury Preention Committee.
Paediatr Child Health. 2012 Jan;17(1):35-8.
Affiliation : Multicentrique Canada.

 

Accidents de luge

Les auteurs ont analysé 403 accidents de luge survenus en Ecosse pendant 12 jours de bon enneigement. Il en est résulté 36% de fractures et 29% de trauma crâniens. La plupart de lésions ont été traitées ambulatoirement mais 18% des enfants dû être hospitalisés et 7 % opérés.

La collision avec un objet fixe était la première cause de traumatisme, suivie en fréquence par une position inappropriée du lugeur (sic) ou par l’usage d’un tremplin de saut. Aucun lugeur ne portait de casque.

Les auteurs jugent utile de rappeler aux parents des mesures de sécurité destinées à diminuer les accidents “sans entraver les joies de la luge” (re-sic).

Référence complète:
Sledging is still a seasonal source of serious injury in Scottish children.
Regan LA, Cooper JG.
Scott Med J 2011; 56(4): 188-190.
Affiliation: Emergency Department, Aberdeen Royal Infirmary, Aberdeen AB25 2ZN, Scotland, UK.