Juil 22, 2010 | Espace Pro, Intoxications, A l'intérieur de la maison
Importantes statistiques du centre d’information toxicologique suisse (« Tox Zentrum ») portant sur 2007 avec 14’192 appels dont 80% concernent des enfants.
Les accidents par intoxication sont fréquents, particulièrement chez les enfants de 1 à 4 ans, mais heureusement le plus souvent peu graves et se résolvent sans complication (50% sans symptômes, 40% avec symptômes légers). Le problème est de déceler dans ce grand nombre d’accidents mineurs, ceux qui peuvent mettre en danger la vie de l’enfant et nécessitent une intervention immédiate (10%). Les auteurs insistent sur la spécificité pédiatrique, tant en ce qui concerne l’épidémiologie que la pharmacocinétique et la toxicité qui diffèrent de celles de l’adulte.
Les produits ménagers le plus souvent en cause sont les détergents, les alcools (éthanol, isopropylalcool), les hydrocarbures, les substances irritantes (décolorant, eau de Javel, détachant). Les détergents le plus souvent en cause sont les produits pour laver le linge et la vaisselle.
Les produits plus rares mais dangereux sont les alcools « toxiques » (méthanol, éthylène glycol = antigels), hydrocarbures (= huiles de lampe, allume feu, benzine) ainsi que les acides et les bases fortes. Les ingestions de piles « boutons » et les aimants posent également des problèmes qui doivent mener à consulter en urgence et souvent doivent être extraits.
Une distinction est à faire par classe d’âge : chez les enfants de moins de 4 ans, sont en cause les plantes (diffenbachia p.ex. dont la sève est un acide), puis les produits ménagers, les médicaments, et les cigarettes. Les ingestions sont accidentelles et les doses faibles. Chez les jeunes de 12 à 16 ans les absorptions sont en général volontaires, malveillantes ou à but suicidaire, donc à des doses nettement plus élevées et concernent des médicaments auxquels s’ajoutent des substances d’abus.
Cet article très complet, outre l’épidémiologie des accidents, donne les premières mesures à prendre en cas d’ingestion de substance potentiellement toxique.
A lire absolument (mais en allemand).
Référence complète :
Pediatric poisoning, with special reference to household products.
Rauber-Lüthy C, Staubli G.
Ther Umsch 2009; 66(5): 373-8.
Origine: Schweizerisches Toxikologisches Informationszentrum, Zürich.
Juil 22, 2010 | Non classé
Bon article sur le sujet qui tente de répondre aux questions rappelées en titre. Nous (parents et pédiatres) avons la perception que les médias peuvent influencer les comportements des enfants et des adolescents, sans présumer dans quel sens, dans des domaines comme les comportements agressifs, l’usage de stupéfiants, l’activité sexuelle précoce, les comportements alimentaires, l’obésité, les résultats scolaires, le développement du langage et le suicide, mais que savons nous ? Il existe une importante recherche ces 50 dernières années que cet article tente de résumer.
L’auteur conclut par la nécessité à s’intéresser à ces problèmes et encourage à se poser deux questions:
Combien de temps votre enfant/ado passe devant un écran chaque jour ?
A-t-il une télévision ou une connexion Internet libre dans sa chambre ?
Il propose des suggestions de programmes pour sensibiliser aux effets nuisibles des médias.
Référence complète :
Children, Adolescents, and the Media: What We Know, What We Don’t Know, and What We Need to Find Out (Quickly!).
Strasburger VC.
Arch Dis Child 2009 ; 94(9) : 655-657
Origine : University of New Mexico, United States.
L’auteur a également publié le même article dans JAMA :
Media in Children : What needs to Happen Now ?
Strasburger VC
JAMA 2009 ; 301(21) : 2265-2266
Juil 22, 2010 | Espace Pro, Étouffements, strangulations, Ingestions , inhalations
Dans les situations d’urgence les proches d’un enfant ont souvent le réflexe de débarrasser l’oropharynx avec le doigt pour en évacuer un éventuel corps étranger. Cette pratique n’est pas sans risque comme le rapporte cet article de médecine légale à propos de 3 cas de décès, tous chez des enfants de moins de 1 an. Les corps étrangers impliqués étaient une bille, un morceau de crayon et un pois chiche. Dans tous les cas, initialement les enfants criaient, donc n’avaient pas encore d’obstruction complète des voies respiratoires. L’introduction du doigt avait poussé le corps étranger trop bas dans les voies respiratoires pour pouvoir être ôté, entraînant le décès de l’enfant.
Référence complète :
Infants choking following blind finger sweep.
Abder-Rahman HA.
J Pediatr (SBP) 2009; 85(3) :273-275
Origine : Forensic Medicine and Pathology Department, Faculty of Medicine, University of Jordan, Amman, Jord
Juil 22, 2010 | Espace Pro, Sport
Large méta-analyse retenant 20 articles sur 898, qui remplissaient les critères de qualité d’une telle étude (Downs and Black instruments pour les études non randomisées, Downs 1998). Il en résulte que le risque de lésion est clairement augmenté pour 19/20 études, dans des proportions qui varient d’une étude à l’autre. En outre le nombre de lésions est moindre lorsque le body-checking est interdit.
Les auteurs de l’étude soutiennent les actions qui veulent généraliser des règles spécifiques aux enfants pour la pratique du hockey en particulier en interdisant le body-checking comme cela se fait déjà dans certains sports où l’on adapte les règles de jeu aux enfants en créant des règlements spécifiques et non en adaptant les enfants aux règles des adultes. (Commentaire O. Reinberg)
Référence complète:
A systematic review of the association between body checking and injury in youth ice hockey.
Warsh JM, Constantin SA, Howard A, Macpherson A.
Clin J Sport Med 2009; 19(2): 134-44.
Origine : School of Kinesiology and Health Science, York University, Toronto, Ontario, Canada.
Juil 22, 2010 | Espace Pro, A l'extérieur de la maison
La majorité des accidents agricoles a deux causes : le défaut de conscience des risques encourus par les enfants en milieu rural et le problème du défaut de visibilité des enfants autour des machines agricoles. Pour cette dernière les aides électroniques peuvent être utiles. Elles permettent de détecter la présence d’enfants dans les espaces morts autour des machines et des engins tractés par un réseau de capteurs sans fil autour des machines. On peut obtenir un champ de détection éloigné jusqu’à 40 mètres ou proche (2.5 mètres). Cette technologie est peu coûteuse, mais pour être efficace ce système implique en permanence le port de vêtement de détection contenant des transpondeurs inertes. Et c’est probablement là que le problème se pose : acheter et faire porter des vêtements spéciaux aux enfants.
Référence complète:
Child safety driver assistant system and its acceptance.
Quendler E, Diskus C, Pohl A, Buchegger T,Beranek E, Boxberger J. J Agromed 2009 ; 14(2): 82-9.
Origine : University of Natural Resources and Applied Life Sciences, Vienna, Austria.