Risque de brûlures chez des enfants qui ne savent pas encore marcher
Constatant un accroissement du nombre d’enfants brûlés à un âge où ils ne marchent pas encore, une enquête a été faite sur ces enfants victimes de brûlures sévères et admis au Princess Margaret Hospital (PMH) à Perth, Australie. Elle n’inclut que des enfants de moins de 6 mois.
Les enfants sont brûlés à la maison par échaudements (43%), par contact (39%), par coups de soleil (11%). Il faut encore ajouter à ce collectif 7% d’enfants brûlés dans les unités de néonatologie ou de soins intensifs pédiatriques.
Les auteurs insistent sur le fait que des petits enfants qui ne marchent pas encore sont victimes de brûlures, le plus souvent du fait des adultes et qu’une meilleure éducation est souhaitable
Référence complète:
Patterns of burn injury in the preambulatory infant.
Burlinson CE, Wood FM, Rea SM. Burns 2008; 09 Feb;35(1):118-22.
Origine: Royal Perth Hospital (RPH), Burns Unit, WA 6000, Australia.
Brûlures infligées aux enfants par d’autres enfants
Il existe une petite proportion d’enfants brûlés dont la brûlure a été provoquée par un autre enfant. C’est le sujet de cet article.
L’étude reprend les circonstances des brûlures des enfants admis entre janvier 1998 et décembre 2003. 47 enfants étaient concernés par une brûlure infligée par un autre enfant. La majorité était des échaudements (53%), survenus à la maison. La majorité des enfants avaient moins de 10% de surface corporelle brûlée. Ce qui ressort de l’étude est qu’il y a nettement deux groupes d’enfants: celui des lésions où la brûlure est accidentelle (groupe A) et celui ou la brûlure est infligée volontairement par un autre enfant (groupe B = 27% !!!).
Les groupe B est essentiellement constitué de garçons (90,9%; p>0.0001) avec un âge moyen de 12 ans (p>0.0001).La brûlure est due à une flamme ou un feu en extérieur (p>0.0001), avec une surface corporelle brûlée plus importante ( moyenne 12.1% vs 3.8 % pour groupe A) et une profondeur plus importante (38.5% de brûlures de toutes les couches grade III vs 20.6% dans le groupe A). Il y avait plus d’enfants avec des parents séparés dans le groupe B que dans le groupe A (53,9 % vs 5.9%) et ils venaient plus souvent de classes défavorisées dans le groupe B (69,2% vs 8.8%). Tous les cas nécessitant des soins intensifs venaient de cette catégorie et nécessitaient plus de chirurgie que ceux du groupe A (61.5% vs 26.4%). En conséquence, le séjour hospitalier est plus long dans le groupe B que dans le groupe A, ainsi que la nécessité d’un suivi ambulatoire (53.8% vs 14.7%). Enfin la compliance au consultations est nettement moins bonne dans le groupe B puisque 38.5% oublient leur rendez-vous contre 23.5 % dans le groupe A (p=0.0007).
Les auteurs pensent avoir identifié un groupe limité mais bien ciblé d’enfants victimes de brûlures hors de chez eux, plus graves que les brûlures domestiques, résultant d’agression par d’autre garçons d’environ 12 ans provenant de milieux moins favorisés et de structures familiales désunies.
Référence complète:
Pediatric burns caused by other children. Soueid A, King H, Wilson YT.J Plast Reconstr Aesthet Surg 2008; 61(5): 540-5. Origine: Birmingham Children’s Hospital, Steelhouse Lane, Birmingham, UK.
Les brûlures (échaudements) d’enfants par soupe chaude
Etude sur l’étiologie et la prévention des brûlures d’enfant.
La première cause constatée en Californie est l’échaudement par soupe chaude, en particulier les soupes instantanées. Un questionnaire est adressé entre 2006 et 2007 aux personnes en charge d’enfants, comprenant de nombreux items.
L’âge moyen est de 4,8 ans, avec une légère majorité de filles (51%), affectant toutes les ethnies, mais les hispaniques constituaient le collectif principal (44%). Le foyer comprenait en moyenne 3 enfants et 59% avaient un revenu considéré comme faible. Pourtant 73 % des parents avaient achevé une scolarité secondaire.
Etaient en cause dans le mécanisme des brûlures, les soupes instantanées préemballées et l’usage du micro-ondes. En général, la brûlure survient lorsque la personne en charge de l’enfant mange sa soupe avec l’enfant.
Les stratégies de prévention proposées sont une information (ne pas manger sa soupe avec un enfant sur les genoux) et une modification des emballages de ces types de soupe.
Référence complète:
Pediatric soup scald burn injury: etiology and prevention.
Palmieri TL, Alderson TS, Ison D, et al. J Burn Care Res 2008; 29(1): 114-8.
Origine: Shriners Hospital for Children Northern California and The University of California Davis, Sacramento, California.