- intoxications -

Accidents liés à l’ingestion des poudres

Lundi 7 janvier 2008

Analyse rétrospective de 2003 à 2005 de 610 ingestions de poudre de lave-vaisselle, dont 88% d’enfants de moins de 2 ans. 23 enfants âgés de 11 à 30 mois hospitalisés et 5 aux soins intensifs. 2 ont nécessité des trachéotomies, et 11 des dilatations répétées pour brûlures caustiques de l’oesophage.Conclusion: Les poudres de lave-vaisselle sont parmi les agents les plus corrosifs qui se trouvent dans les foyers. Ils causent des lésions potentiellement mortelles, comparables à celles de l’eau de javel (bases fortes). Les auteurs regrettent que la législation ne soit pas encore intervenue pour en réduire la causticité et imposer de restrictions d’emploi et d’emballage.

Référence complète: Serious injuries from dishwasher powder ingestions in small childrenBertinelli A., Hamill J.,Mahadevan M., Miles F.J Paediatr Child Health 2006,42:129-133Origine: Starship Children?s Hospital, Auckland, New Zealand

Risque d’intoxication par des champignons trouvés dans les jardins privés

Lundi 7 janvier 2008

Etude rétrospective par le Centre anti-poison de Pittsburgh, PA, USA chez des enfants de moins de 6 ans qui ont ingéré des champignons cueillis dans leur jardin. Le problème concerne 322 enfants de 2000 à 2003. L’âge moyen est de 2.1 ans.
Chez 256 enfants (79.5%) il n’y a eu aucun effet, chez 26 (8.1%) un effet mineur, et chez 31 (9.6%) un effet jugé non dangereux et ne nécessitant pas de traitement. Les autres cas étaient sans rapport avec l’ingestion elle-même.
Les auteurs concluent que les champignons ramassés par les enfants dans leur jardin ne sont pas dangereux (en Pennsylvanie, note de OR).

Référence complète: Backyard Mushroom Ingestions. Mrvos R, Swanson-Biearman B, Krenzelok EP. J Emerg Med 2007;33(4):381-383

Origine: Pittsburgh Poison Center, Children’s Hospital of Pittsburgh, Pittsburgh, Pennsylvania.

Analyse épidémiologique prospective des intoxications d’enfants à Oslo

Lundi 7 janvier 2008

Etude de 175 accidents rapportés en 2 ans concernant des enfants de moins de 15 ans (incidence de 97 pour 100′000)

La cohorte la plus élevée concernait les garçons de 1 an environ (incidence 576 pour 100′000). Chez les enfants de moins de 8 ans, les toxiques les plus souvent ingérés sont les produits pharmaceutiques (39%) et les produits domestiques (32%). Ceci diffère des intoxications des enfants de plus de 8 ans ou l’éthanol (alcool) arrive nettement en premier avec 46% des accidents, puis les produits pharmaceutiques (36%).

Bien qu’il n’y ait pas eu de décès il ne s’agit pas d’accidents mineurs avec 5% d’enfants comateux et 13% de complications.

Référence complète: Acute child poisonings in Oslo: a 2-year prospective study. Rajka T, Heyerdahl F, Hovda KE, Stiksrud B, Jacobsen D. Acta Paediatr 2007; 96(9): 1355-9.

Origine: Department of Paediatric Intensive Care, Ullevaal University Hospital, Oslo, Norway.

Intoxication accidentelle à l’acide borique contenu dans un pesticide domestique. A propos du décès d’un enfant de 18 mois après ingestion accidentelle d’un pesticide du commerce.

Lundi 7 janvier 2008

A propos du décès d’un enfant de 18 mois après ingestion accidentelle d’un pesticide du commerce.
L’acide borique était communément utilisé comme désinfectant de surface et figurait dans de nombreuse préparations comme les poudres (talc) pour enfants, les pommades et les produits anti-prurigineux (varicelle). Il a également été utilisé pour irriguer des cavités comme le vagin, le rectum et la plèvre. Cette utilisation a cessé du fait de la toxicité démontrée et les cas de décès sont devenus rares.vCependant l’acide borique et ses dérivés est toujours un composant utilisé à des concentrations élevées dans des produits domestiques comme les produits de nettoyage-désinfectants, les pesticides, et les produits pour protéger le bois. Alors que la majorité des décès liés aux borates concernent surtout des petits enfants, des enfants plus âgés sont également menacés comme le prouve cet article.

Référence complète: Accidental boric acid poisoning following the ingestion of household pesticide.Hamilton RA, Wolf BC.J Forensic Sci, 2007, 52(3) :706-708Origine: Office of the District Medical Examiner, Fort Myers, FL, USA.