Lésions oculaires chez les enfants

Cette étude investigue rétrospectivement les lésions oculaires survenues chez des enfants de moins de 18 ans entre 1990 et 2009. Elle s’appuie sur le système de surveillance NEISS (National Electronic Injury Surveillance System = système national de surveillance informatique des accidents) et analyse environ 1,5 million de traumatismes oculaires soit une moyenne d’environ 70′300 par an ! Toutefois au cours de l’étude, le nombre annuel a diminué progressivement.

Les petits enfants de moins de 4 ans sont très concernés puisqu’ils représentent 32% du collectif. Les lésions résultent des activités de sport et de loisir (24%) et de contact avec des produits chimiques (17%). La majorité des lésions oculaires (69%) surviennent à domicile.

Les auteurs insistent sur le peu de conscience qu’il y a de survenue de lésions oculaires chez les enfants. Ils souhaitent que les pédiatres s’impliquent pour éduquer les parents et les éducateurs de l’enfance à mieux protéger les yeux des enfants.

Référence complète:
Pediatric Eye Injuries Treated in US Emergency Departments, 1990-2009.
Pollard KA, Xiang H, Smith GA.
Clin Pediatr (Phila) 2012; 51(4): 374-381
Affiliation: Center for Injury Research and Policy, The Research Institute at Nationwide Children’s Hospital, Columbus; The Ohio State University, USA

Bombes aérosols: attention aux yeux des enfants !

Les auteurs de cet article s’appuient sur une vaste banque de données (National Electronic Injury Surveillance System) pour mettre en garde sur les dangers liés aux bombes aérosols chez les enfants de 0 à 18 ans. Sur 41′869 consultations aux urgences pour lésions liées à une bombe aérosol au cours de la période d’étude de 12 ans (1997-2009), 10′765 (26 %) impliquaient l’œil, soit 26%. Des enfants étaient concernés dans la moitié des cas (55%), dont 26% en dessous de 4 ans. Les auteurs pensent que le nombre de lésions documentées est très probablement sous estimé.

La plupart des traumatismes surviennent à domicile (71%). Les bombes de peintures sont le plus souvent en cause (19%), suivies respectivement par les aérosols pour produits cosmétiques ou de toilette, les nettoyants domestiques, les insecticides. Le plus souvent l’accident survient lorsque la bombe est tournée vers la victime.

Il en résulte des conjonctivites chimiques (36%), des brûlures chimiques (30%), des érosions ou des lésions de type corps étranger oculaire (16%).

Les auteurs insistent sur le danger méconnu que représentent ces bombes à gaz propulseur et sur la nécessité de les mettre hors de portée des enfants. Nous ajoutons que dans un souci de prévention mais également écologique, elles devraient être autant que possible remplacées par des propulseurs à pompe et non à gaz.

Référence complète :
CJ Seidman, JG Linakis, MJ Mello, PB Greenberg
Aerosol container-related eye injuries in the United States : 1997-2009.
Am J Ophthalmol 2011; 151(6):1041-1046
Affiliation: Ophtalmology, Rhode Island Hospital, Providence, RI, USA